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Une campagne
de communication

Les aides financières mises en place par le Département de la Meuse

L’habitat inclusif pour pouvoir mieux vivre chez soi

Être proche aidant
en Meuse

Dossier spécial : Prévention et Accompagnement

Préserver l’autonomie

« Bien vivre… Et bien vieillir en Meuse ! » est l’un des mots d’ordre du Conseil départemental de la Meuse. Les équipes de la direction de l’Autonomie concentrent leur travail et leurs moyens autour de l’amélioration de la qualité de vie des personnes âgées et des personnes handicapées.

La campagne de communication

Depuis janvier 2023, la direction de l’Autonomie a lancé une campagne de communication sur tout le territoire. À partir des portraits de 7 meusiens, vous avez pu découvrir ou redécouvrir les dispositifs « Autonomie » mis en place au regard des spécificités de chaque personne. Les thématiques abordées sont variées : le passage à la retraite, l’habitat, la santé, le handicap, l’accompagnement, l’aide aux aidants ou encore le bénévolat.

Tout au long de l’année, vous avez sans doute pu voir les visages de :

Julie, qui travaille à domicile auprès des personnes âgées et porteuses d’un handicap afin de soulager leur quotidien et de préserver leur autonomie.

Edith, qui soutient sa maman au quotidien depuis qu’elle a la maladie d’Alzheimer. Sans relâche, elle vieille à son bien-être, elle est proche aidante.

Daniel, Président de l’ILCG du secteur d’Ancerville (Instance Locale de Coordination Gérontologique), instance ressource pour diffuser auprès des personnes de 60 ans et plus sur les dispositifs existants et l’accès au droit.

Chantal, retraitée, Présidente de l’ILCG de Bar-le-Duc et ses environs, reste très active en tant que bénévole dans plusieurs associations pour soutenir le développement des actions de prévention sur le territoire.

Martine et Joachim, qui ont su trouver un foyer chaleureux et bienveillant dans leur EHPAD (Établissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes).

Jean-Pierre, un ancien salarié des emplois protégés à l’ADAPEIM (Association Départementale des Amis et Parents d’Enfants Inadaptés Meuse), qui a pu bénéficier d’un logement autonome et inclusif qui lui permet de continuer son insertion sociale au sein de son quartier.

Et nous vous invitons du 29 mars au 12 avril 2024 à l’Hôtel du Département pour l’exposition finale, vous pourrez y découvrir ce qu’ils sont devenus et en apprendre un peu plus sur les nombreux métiers autour de l’autonomie.

Les aides financières mises en place par le Département de la Meuse

Depuis le 2 octobre dernier, grâce à la mise en place d’un formulaire commun sur tout le territoire national, par la CNSA (Caisse Nationale de Solidarité pour l’Autonomie), l’Assurance retraite, et la MSA (Mutualité Sociale Agricole), l’accès aux aides à l’autonomie à domicile pour les personnes âgées est simplifié.

Tous les départements, à la demande de la CNSA, proposent ce nouveau formulaire unique, l’objectif étant de faciliter les démarches et le parcours des personnes âgées qui souhaitent vieillir à domicile et favoriser l’accessibilité aux aides à l’autonomie.

De plus, la direction de l’Autonomie dispose d’une équipe de professionnels pour réaliser une évaluation de la situation des personnes de plus de 60 ans et de leur perte d’autonomie, afin de les maintenir chez elles dans de bonnes conditions. Elle finance l’intervention d’aides à domicile et oriente vers d’autres organismes pour optimiser le maintien à la maison.

La Meuse est riche de plusieurs services d’aide et d’accompagnement à domicile et des ILCG, qui ont pour vocation d’apporter un soutien professionnel et humain aux personnes âgées ou handicapées.

Depuis 1986, le Département a favorisé la création d’ILCG sur tout le territoire. Financées par les collectivités locales, elles ont pour but d’animer des actions de prévention sur le territoire (portage de repas, visite à domicile par des bénévoles, transport à la demande…) pour un maintien à domicile dans de bonnes conditions. Elles permettent également de recenser les besoins sanitaires, sociaux, culturels et contribuent à rompre l’isolement pour tout bénéficiaire âgé de plus de 60 ans. On compte aujourd’hui 27 ILCG en Meuse, n’hésitez pas à vous rapprocher d’elles !

Et dans le cas où la personne n’est plus assez autonome pour rester chez elle, le Département dispose d’établissements d’hébergement et d’accueillants familiaux. Au titre de l’aide sociale, une demande peut être faite pour financer l’hébergement.

L’habitat inclusif pour pouvoir mieux vivre chez soi

L’habitat inclusif dit également habitat « partagé, accompagné et inséré dans la vie locale » se définit comme une solution de logements pour les personnes handicapées et personnes âgées (de plus de 65 ans). Cette forme d’habitat constitue une alternative à la vie à domicile et à la vie en établissement. Les habitants font le choix, à titre de résidence principale, d’un mode d’habitation regroupé, entre eux ou avec d’autres personnes et assorti d’un projet de vie sociale et partagée, défini par un cahier des charges national fixé par arrêté des ministres chargés des Personnes Âgées , des Personnes Handicapées et du Logement (art.L.281-1 du CASF).

L’habitat inclusif doit s’inscrire dans un maillage territorial d’acteurs et d’associations et peut s’appuyer sur des partenariats avec les collectivités territoriales, des associations locales. Il correspond à un ensemble de logements indépendants caractérisés par des espaces de vie individuels associés à des espaces de vie partagée, dans un environnement adapté et sécurisé permettant la réalisation d’un projet commun de vie sociale.

Ce projet de vie sociale et partagée doit faciliter la participation citoyenne de ses habitants. À cette fin, l’habitat inclusif doit être localisé à proximité des transports, des commerces, des services publics et des services sanitaires, sociaux et médico-sociaux.

L’article 34 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2021 introduit la possibilité pour les Départements de passer un accord avec la CNSA pour l’habitat inclusif et d’intégrer la prestation AVP (Aide à la Vie Partagée) dans leur règlement départemental d’Aide Sociale, en assurant une couverture partagée du coût du forfait AVP (habitat inclusif) entre le Département et la CNSA.

Cette aide a été créée pour solvabiliser les personnes et leur permettre de financer le professionnel chargé de l’animation du projet de vie sociale et partagée, ce qui le conduira à assurer les fonctions liées au partage de vie et au vivre ensemble :

– Animation du projet de vie sociale et des temps partagés,
– Participation sociale des habitants, développement de la citoyenneté et du pouvoir d’agir,
– Facilitation des liens entre les habitants eux-mêmes et l’environnement de proximité,
– Coordination des intervenants permanents et ponctuels au sein de l’habitat ou à l’extérieur (hors coordination médico-sociale),
– Interface technique et logistique des logements avec le propriétaire et le bailleur.

Cette aide individuelle, indirecte, est versée au porteur de projet par le Département dans le cadre d’un conventionnement qui équivaut à une labellisation « habitat inclusif » de l’habitat considéré.

Dans ce cadre, une convention tripartite a été signée le 13 décembre 2022 avec la Préfecture et la CNSA, prévoyant la mise en place de 7 Habitats Inclusif sur l’ensemble du territoire d’ici décembre 2029, avec la possibilité à ses 55 locataires de bénéficier de l’AVP.

Être proche aidant en Meuse

Qu’est-ce qu’un proche aidant ?

Une personne qui vient en aide, à titre non professionnel, en partie ou totalement, à une personne âgée dépendante ou une personne handicapée de son entourage. Cette aide régulière est permanente ou non. Elle peut prendre différentes formes (activités domestiques, soins, aide aux démarches administratives, soutien psychologique…) et peut se dérouler au domicile de la personne aidée ou au domicile de l’aidant qui l’accueille.

La personne dépendante peut faire partie de votre famille ou être quelqu’un de votre entourage proche avec qui vous avez des liens étroits et stables (voisin, ami…).

Qu’est-ce que le droit au répitpour les proches aidants ? 

C’est un droit qui a été instauré à la suite de la loi
du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement. Il permet aux proches aidants de s’offrir des temps de reposen déléguant leurs tâches à une structure médico-sociale ou des aides à domicile. Les différentes solutions d’aide au répit sont l’accueil de jour ou de nuit, l’hébergement temporaire en établissement ou en accueil familial et le relais à domicile. 

Pendant quelques heures, jours ou semaines, l’aidant peut ainsi prendre du temps pour lui et éviter l’épuisement physique et mental.

Pour en savoir plus le statut d’aidant familial, sur les conditions pour bénéficier du droit au répit et les solutions proposées, renseignez-vous ici.

Le Département de la Meuse est partenaire de la plateforme Interm’aides 55 : tous les mois, un planning d’activités à destination des aidants et un autre à destination des proches aidés sont mis à disposition. Ces plannings sont travaillés conjointement et permettent de proposer des activités aux aidants comme aux aidés. Pendant que les aidants profitent d’un moment de convivialité et d’échange, les proches aidés participent à ateliers préparés par des professionnels et bénévoles.

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